La pelade : une maladie des cheveux à connaître pour mieux la contrer

Une perte de cheveux, ne vous met pas systématiquement en présence d’une maladie de cheveux. Et parmi les nombreux types de maladie de cheveux qui existent, chacune d’elles détient sa spécificité, ses symptômes, ses traitements appropriés.

Vous pouvez tout savoir sur la pelade, une maladie de cheveux dont il faut avoir connaissance pour mieux la contrer.

 

Définition de la pelade

Le fait de designer la pelade comme une maladie de cheveux, est en quelque sorte, un abus, puisqu’elle se définit comme suit : La pelade est une affection dermatologique, qui peut toucher la peau, les ongles et aussi les cheveux.

On peut encore designer cette maladie, par le terme  » Allopecie en plaques « , puisque les sujets atteints perdent leurs cheveux et/ou leurs poils par zone.

Il est important de savoir que la pelade est une maladie incurable, c’est-à-dire qu’il n’existe aucun médicament pour la guérir. Toutefois, il s’agit d’un mal vraiment bénin qui peut disparaître en moins de douze mois après son apparition. Malheureusement, pour une petite minorité de cas sévères, les cheveux ou les poils repoussent après de longues années ou presque jamais.

Beaucoup plus répandue en Amérique du Nord, la pelade constitue environ 2 % des consultations chez le dermatologue, en France.

Causes de la pelade

Les études scientifiques n’ont pas encore pu détecter les causes exactes de la pelade. De nombreuses recherches prennent la piste d’une infection virale, d’un mal héréditaire, d’un mal causé par le stress ou encore, l’effet de l’exposition du sujet à un produit chimique.

Pour une population comprise entre 20 et 40 % des sujets atteints, les études ont permis de relever le lien héréditaire.

Cependant, le lien le plus fort est relevé entre la pelade et d’autres maladies auto-immunes, telles que le lupus, le vitiligo, le diabète type 1 et l’arthrite rhumatoïde. Les patients atteints de la pelade, seraient également atteints d’une maladie auto-immune. Cela implique donc que le mécanisme de la perte de cheveux ou de la perte de poils, pourrait être dû à une réaction auto-immune qui entraînerait les anti-corps, à détruire les follicules pileux de l’organisme.

Symptômes de la pelade

Il existe de nombreux symptômes qui caractérisent la pelade. Toutefois, un diagnostic certain ne peut être fait que par un dermatologue ou un médecin compétent.

Au nombre des symptômes pouvant vous alerter, on note :

  • Une perte de cheveux ou une perte de poils, en plaques plus ou moins larges.
  • L’aspect du cuir chevelu qui reste inchangé, même au niveau des parties ayant complètement perdu leurs cheveux.
  • Les ongles qui prennent la forme d’un butoir, dont les extrémités deviennent rugueuses et sans éclat.

Il faut noter que, pour près de 50 % des cas, les symptômes font irruption avant l’âge de 20 ans.

Traitement contre la pelade

Vu qu’il s’agit d’une affection bénigne qui peut disparaître très rapidement, de nombreuses personnes atteintes de la pelade préfèrent ne contacter aucun spécialiste.

Face à la gêne que représentent les plaques vides sur leurs crânes, ils optent pour :

  • Un maquillage pour cacher la partie qui a perdu les cheveux.
  • Une perruque ou une écharpe.
  • Un rasage total du crâne.

Quant aux personnes qui décident d’aller consulter, les approches de solutions que la science a trouvées à la pelade, sont des remèdes qui stimulent les follicules pileux à pousser normalement. Il ne s’agit pas toutefois, d’une solution à long terme.

Pour des personnes atteintes d’une forme légère de pelade, les spécialistes les soumettent à des corticostéroïdes en crème ou injectables.

Pour des personnes atteintes d’une forme extensive de pelade, en fonction des cas, elles peuvent être soumises à une immunothérapie par contact, à des corticostéroïdes par voies orales ou à une photochimiothérapie.

À l’issue de la consultation chez le spécialiste, ce dernier pourra découvrir à quel point le mal affecte le sujet (gène en public, etc.). Ce dernier pourrait ainsi être orienté vers un suivi psychologique ou vers une association de soutien aux malades de la pelade.